MICROKINÉSITHÉRAPIE

Mini_muscles
© dessin : not much to say

La microkinésithérapie, c’est encore une histoire de mémoire inscrite dans le corps que la main du praticien viendrait lire, dater et dénouer. Cette technique peut donc utilement traiter les conséquences d’un traumatisme, d’un accident, d’un choc, d’une perturbation (comme celle d’un traitement mal vécu par exemple) même anciens qui se seraient ancrées dans le corps et en gripperaient les rouages à la manière de grains de sable. Bref, il s’agit de se délivrer d’un certain nombre de blocages physiques et émotionnels (les deux étant liés puisqu’il s’agit d’une thérapie holistique) comme autant de brides invisibles. C’est une pratique peu connue en France encore et pourtant souvent louée par les patients qui la pratiquent car ils décrivent une action rapide (2 à 3 rendez-vous en moyenne), profonde et durable.

Logo_5things_1Le corps humain, comme tout organisme vivant, est conçu pour s’adapter, se défendre et s’auto-corriger en cas d’agressions (traumatiques, émotionnelles, virales, microbiennes, etc.). Lorsque l’agression est supérieure aux possibilités de défense de l’organisme, la vitalité du tissu corporel concerné va être altérée : il y a « mémorisation » de l’agression.

Logo_5things_2La microkinésithérapie va chercher via une micro-palpation manuelle spécifique les traces laissées par ces agressions dans les différents tissus de l’organisme.  Les mains du praticien mobilisent et stimulent les différents tissus en fonction du type d’agression, afin de rétablir leur fonctionnement normal.

Logo_5things_3Circulation sanguine, respiration, échanges cellulaires… : toute cette activité corporelle fait naître des rythmes vitaux à l’intérieur de l’organisme mais aussi à la surface de la peau. Ces rythmes vitaux sont perçus par les mains un peu comme des « micromouvements ».

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Bien qu’étant reconnue par le ministère de la santé comme « technique de massage », la microkinésithérapie ne fait pas partie des actes remboursables par la Sécurité Sociale. Toutefois, en fonction des mutuelles, les séances peuvent parfois être remboursées intégralement.

Logo_5things_5La microkinésithérapie a fait l’objet de plus d’une trentaine d’évaluations dont certaines en milieu hospitalier et selon des protocoles rigoureux (double aveugle…) qui montrent l’effet bénéfique de cette technique.

[ sources : Association centre de diffusion de la microkinésithérapie et le portail de la microkinésithérapie]

1. Durant la séance 

La durée est en moyenne de 30 à 45 minutes.
Après avoir signalé les motifs de sa consultation, la personne va s’allonger sur la table de consultation, le plus souvent en restant habillée. Les rythmes vitaux sont plus faciles à percevoir à travers un vêtement léger. Le thérapeute n’est pas « distrait » par d’autres perceptions et la personne se sent plus à l’aise.

La première partie du travail est une recherche micropalpatoire permettant de retrouver l’étiologie responsable du désordre observé, c’est la mise en évidence des cicatrices pathogènes.

La seconde partie consiste à rechercher le symptôme qui en découle. Concrètement, le thérapeute garde dans une main la cause (la cicatrice) et recherche avec l’autre main la conséquence (le symptôme) en parcourant la ligne médiane du corps à la recherche de l’étage affecté. Une fois l’étage défini, il recherche, par une palpation transversale de cet étage, le tissu atteint qui permet de retrouver le symptôme et sa localisation dans le corps qui se manifeste par une restriction entre le tissu atteint dans l’étage et l’organe affecté.

A ce moment-là, il est possible de donner approximativement la date à laquelle l’événement s’est installé en sollicitant palpatoirement une réponse de l’organe à une date définie par le thérapeute. L’organisme du patient réagit à cette date et la restriction est perçue comme amplifiée par les mains du thérapeute. Bien que l’élément permettant de comprendre totalement ce phénomène soit encore non expliqué, la datation du traumatisme est une information intéressante à recueillir car elle permet au patient de mieux situer l’origine du désordre. Comprendre les causes passées des douleurs présentes, c’est aussi faire de la prévention.

Une fois identifiée et localisée, la cicatrice est stimulée ce qui va déclencher les processus d’auto guérison, de façon quasiment instantanée. C’est un dialogue en direct avec la mémoire tissulaire de la personne, effectué par voie palpatoire, sans autre support. Le mécanisme d’auto-correction est obtenu de cette manière, aussi bien sur des adultes que sur des bébés ou des animaux.

2. Après la séance

Les désordres importants, qui n’ont pas pu être gérés en temps utiles et qui sont en rapport avec le motif de consultation, ont été retrouvés et réveillés, présentés à nouveau par le thérapeute. Après la séance, l’organisme commence à les évacuer en déclenchant un mécanisme d’élimination. La personne, bien souvent, va se sentir fatiguée pendant 48 heures. Pendant ces deux jours, des douleurs ou des émotions liées aux cicatrices pathogènes libérées peuvent remonter à la « surface ». On conseille aux personnes de bien s’hydrater et de ne pas faire d’efforts inutiles afin de faciliter cette élimination.

3. Nombre de séances nécessaires

Une deuxième séance peut être envisagée quelques semaines plus tard, si la première n’a pas suffi, ou dans un délai plus court si le problème est aigu. Trois séances pour un même symptôme sont un maximum, au-delà le thérapeute doit avoir l’honnêteté de réorienter la personne en sachant, soit qu’il n’est pas parvenu à retrouver l’étiologie responsable, soit que la pathologie est parvenue à un stade de non récupération. Deux ou trois séances annuelles peuvent également être envisagées pour entretenir un bon état de santé. Enfin, certaines pathologies évolutives peuvent nécessiter des séances régulières.

[source : carevox]

La discipline a prouvé son efficacité dans le traitement de désordres liés à l’appareil musculo-osseux (entorse, luxation, tendinite, séquelles de fracture, lumbago, torticolis et autres douleurs rhumatismales).

Mais elle s’applique aussi à bien d’autres dysfonctionnements puisque l’altération ou la disparition de la manifestation rythmique tissulaire peut être provoquée par des causes innombrables auxquelles chacun(e) est exposé(e) tout au long de sa vie. Retenons que :

* Les chocs et traumatismes physiques (entorses, élongations,…) provoqués par les chutes, accidents, bousculades, coups, bagarres… vont modifier les manifestations rythmiques des tissus musculaires et des aponévroses (membranes qui enveloppent les muscles ou qui fixent les muscles aux os) et peuvent également parfois avoir des retentissements sur les viscères.

* Les chocs psychologiques ou émotionnels (frustrations, conflits, échecs scolaires, problèmes relationnels, deuils, ruptures…) vont dérégler les circuits nerveux et sont à l’origine de la plupart des troubles dits fonctionnels. Leurs lieux d’inscription renseignent sur leur nature.

* Les agressions toxiques et pollutions  : aliments, métaux lourds (zinc, mercure, plomb…) et les pollutions environnementales (atmosphériques, électro-magnétiques…) affectent le rythme vital des tissus muqueux et du système endocrinien. C’est précisément cette cause responsable que recherche le microkinésithérapeute, qui peut avoir surgi quelques mois, quelques années, voire même quelques décennies plus tôt ! Si ce choc initial n’est pas verbalisé par le patient, il est souvent surprenant de constater qu’il revient à sa mémoire lorsque les tissus sont corrigés, un peu comme si l’on réveillait les tissus en même temps que les souvenirs.

[Céline Rousseau – avril 2016]

J’ai consulté à une seule reprise un cabinet de microkinésithérapie à Nîmes, dans le cabinet de M. Jean-Jacques Broussous en 2014.

Ce fut une expérience intéressante, à la fois dans l’approche et dans le déroulement.

La palpation est beaucoup plus douce et le toucher plus superficiel que celui d’un ostéopathe ou d’un masseur. Il s’agit presque d’un effleurement. Le fait le plus notable de la séance est sans aucun doute celui de la datation. Le praticien m’a en effet dit qu’il s’était passé quelque chose pour moi en 1982, puis en 1993, etc. tout en me spécifiant une émotion qui lui semblait être associée au marqueur corporel : peur, colère, peine, etc. Je devais alors faire un calcul rapide dans ma tête pour tenter de comprendre ce qui s’était passé de marquant pour moi à ce moment-là. Ce ne fut pas toujours très concluant mais parfois, c’est tombé juste (je pense notamment à ma chute sur le coccyx qui a entraîné de gros problèmes de santé et que le praticien a parfaitement daté via la palpation corporelle sans que je lui ai fait mention de mon âge lors de l’entretien préliminaire).

J’ai le souvenir d’avoir été envahie à un moment précis (lors de la palpation du côté gauche) par une grande tristesse, sans aucune raison valable. J’ai déjà ressenti ce phénomène au moins à 3 reprises lors de séances d’ostéopathie. Le praticien m’a dit que cela était normal et j’ai laissé mes larmes couler tout en ayant le sentiment que mon corps et mon mental lâchaient prise, ce qui était sans doute bon signe.

Je ne suis pas tombée enceinte suite à la séance et le praticien m’a dit lui-même que je n’avais pas de « grand traumatisme » à effacer et que mon corps était plutôt selon lui « équilibré ».

Encore une fois, mon expérience ne permet de tirer aucune conclusion et sans être complètement emballée, comme je l’ai été par l’acupuncture ou l’ostéopathie, je suis cependant satisfaite d’avoir testé cette pratique qui fait un scan global et une lecture chronologique du corps.

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